Un peu d’Histoire
En 1921, Villars-sur-Ollon est déjà une station touristique réputée des Alpes vaudoises, portée par le développement des sports d’hiver et par la fréquentation d’une clientèle bourgeoise venue de toute l’Europe. Le Grand Hôtel symbolise cette image de prospérité.
Dans la nuit du 31 juillet 1921, peu avant minuit, un gigantesque incendie embrase le luxueux établissement fréquenté principalement par des étrangers en cette période estivale.
L’hôtel appartient à Charles Dollfus-Galline (1828-1907), chimiste parisien issu d’une très riche famille d’industriels du textile de Mulhouse (Alsace). Il est construit en 1894 et encore agrandi en 1903. Il peut dès lors accueillir environ 250 hôtes.
Plusieurs hypothèses sont avancées pour la cause de l’incendie, mais la principale retenue, suggérée par les journaux de l’époque, est la défectuosité d’une des nombreuses cheminées de l’établissement hôtelier.
Le Corps des sapeurs-pompiers de Villars intervient rapidement mais son matériel n’est toutefois pas suffisant pour combattre un incendie d’une telle ampleur.
Les sapeurs villardous font alors rapidement appel à leurs confrères de Gryon, Bex, Ollon et même Aigle qui arrivent en renfort avec du matériel et des pompes automobiles.
Mais finalement le feu embrase tout l’établissement et il sera ravagé en quelques heures. Le panache de fumée est vu loin à la ronde, jusqu’à Montreux selon un témoin. Aucune perte humaine n’est à déplorer mais les dégâts matériels sont considérables.
Le Grand Hôtel, pilier économique de la station, disparaît entièrement. L’événement frappe durement le tourisme local qui est dépendant des grands établissements pour attirer une clientèle internationale.
Mais, dans les années qui suivent, Villars se réorganise et adapte son offre d’hébergement et ses infrastructures pour faire évoluer la station vers une destination plus accessible et plus variée. Le sinistre de 1921 reste ainsi un repère dans la mémoire collective locale : « la fin d’un âge, mais aussi le début d’un autre».


